Association Photo Ciné Rétro

24 avril 2020

Le Kinora

Kinora-Lumiere (1)

 L’Kinora est un appareil de type cinématographique inventé par les frères Auguste et Louis Lumière en 1896, servant à visionner des bobines d’images d’animation.

Un mécanisme équipé d’une manivelle vis sans fin entraine une roue dentée sur laquelle est positionnée une bobine munie d’une multitude de feullets d'mage (type folioscope).

Kinora_8 bis
En tournant la manivelle, la bobine se trouve par frottement feuilletée image par image faisant apparaître ainsi l’impression du mouvement de part le principe de la persistance rétinienne étudiée par Muybridge et Marey.

En 1898, les droits à l’Kinora ont été achetés par Mutoscope & Biograph Company (Londres).

kinora_1bis

Le premier Kinora britannique apparu sur le marché  en 1902, est devenu très populaire et le plus vendu en Grande-Bretagne jusqu’à la première guerre mondiale.

Modèle simple et pliable il se compose d’une visionneuse de forme elliptique en métal laqué noir équipée d’une lentille concave, le mécanisme d'entrainement des bobines est sensiblement identique au modèle des frères Lumière, le tout monté sur un support en bois inclinable (photo ci contre).

L’usine de Londres fut détruite par un incendie en 1914, l’intérêt pour le Kinora déclina, le cinéma prenant sa place.

Aujourd'hui objet rare, très recherché.

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28 novembre 2019

BUTCHER - Reflex Carbine

Grande Bretagne – 1925

La visée reflex, permettant de voir l'image grandeur nature renvoyée par un miroir sur un verre dépoli, présente certains avantages. A la prise de vue, le miroir se relève et permet le passage de la lumière vers la surface sensible. Ce système, déjà connu à la fin du XIXème se généralisera dans les années 60 et perdure encore sur certains appareils numériques.

En ce début de XXème siècle, repris sur des modèles haut de gamme permettant des prises de vue à vitesse élevée ou sur des appareils plus simples, ce système connaît un certains succès dans les productions américaines et anglaises. Les boîtiers étaient surmontées d'une cheminée pliable protégeant la visée de la lumière ambiante.

LButcher-01e modèle, présenté ici, est fabriqué avec soin, mais reste basique dans sa conception, sans compter que l'ergonomie n'était pas le souci majeur de ses concepteurs. En effet, la position des boutons de réglage n'est pas idéale, notamment les deux déclencheurs situés à proximité de l'objectif.

La partie inférieure est un parallélépipède en bois, parfaitement vide, recouvert de cuir noir,  percé d'un orifice pour l'objectif, muni d'une fenêtre inactinique pour le contrôle de l'avance du film, d'une poignée latérale et de deux fermoirs.

Butcher-03

Le corps de l'appareil, que l'on insère par le haut, comprend le miroir relevable pour la visée, les supports de bobines, l'obturateur et l'objectif. Sur le dessus, un couvercle permet de maintenir la cheminée de visée repliée pour le transport.

L'Butcher-02armement se fait par bascule du levier, dont on aperçoit l'extrémité à gauche de la clé d'avance du film. Simultanément, le miroir se met en place pour permettre la visée. Le bouton noir, situé à la gauche de la clé d'avance du film permet le déplacement de l'objectif pour la mise au point. Il reste à presser l'un des déclencheurs, soit le supérieur pour la pose ou l'inférieur pour l'instantané.

 L'étiquette, apposée sur le volet servant dButcher-04e presse film, indique le format de film C20 (21/4B) correspondant au format Kodak 120. Ce format, apparu en 1901, est le plus ancien encore commercialisé de nos jours. Cet appareil est parfaitement utilisable !

Dimensions (cheminée pliée) : 125 x 105 x 120

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24 octobre 2019

Projecteur Revere modèle 85, made in USA.

Projecteur produit à Chicago (l’Illinois) à partir de 1940 jusqu’à 1950 environ, La conception de ce modèle en matière supposée, fonte aluminium moulé, de formes majoritairement arrondies et de couleur bronze/givré, lui donnent un look très original (celui-ci ressemble étrangement au projecteur Emel modèle Miami, ou inversement ?). 

Revere-ProjecteurCe projecteur mono film 8mm uniquement, utilise des bobines jusqu’à 120m (diamètre de 15cm).

On remarquera l’astucieuse case de rangement des bobines dans le socle rectangulaire inférieur.

Toutes les parties mécaniques sont de fabrication robustes et de belles factures.

L’alimentation électrique moteur/lampe est en 110 volts pour une puissance totale de 700 watts (lampe seule 600 watts).L’objectif de projection (de marque Revere) est de 17,5mm de focale. Un variateur de vitesse pour la projection est présent.

Son poids est proche de 6 kg.

Son coffret de transport brun/orangé très pratique, est de belle facture également.

Revere est également connu pour sa production d'appareils photo dont le "Revere 33" qui produit des images stéréoscopiques sur film 35 mm.

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01 octobre 2019

BÜLTER & STAMMER - Quick III

Butler-01Butler-02 Allemagne 1911 - Format 9 x 12

Un petit logo en ivoirine, dissimulé à l'intérieur du boîtier a permis l'identification.

Très rare et pratiquement inconnue, cette petite chambre fabriquée en Basse Saxe, est en bois léger recouvert de toile noire.

Son soufflet est en toile épaisse avec des renforts de cuir sur les coins, seul signe "luxueux" de ce modèle basique qui ne dispose pas de mise au point par crémaillère.

La mise au point se fait par simple glissement de la platine porte objectif en alignant un repère sur l'éhelle des distances

L'objectif porte une simple mention Periscop Aplanar, il est couplé à un obturateur, non signé, mais fort ressemblant à un Gem de Bausch & Lomb.

 

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05 juillet 2019

Les « Pathé Baby »

D’abord un peu d’histoire. En 1924 est créer la société Pathé Baby destinée au film format 9,5mm à perforation centrale, elle est distincte de Pathé Cinéma et sera dirigée d’abord par Jacques Pathé et ensuite par Roger Pathé, neveux de Charles Pathé (1853-1857).

De nombreux projecteurs Pathé Baby se succèdent de 1922 à 1930. Les modèles A, C, D, E, G et G2.

Il est difficile de les différencier, souvent modifiés par les utilisateurs, nous pouvons juste nous aider des publicités et surtout des catalogues d’époque. Seuls les modèles G et G2 ont leur type gravé à coté du numéro de série.

1-pb-192222Le 1er Pathé Baby sort pour Noël 1922, c’est le modèle A, ce projecteur est vendu 275 francs à l’époque, soit environ 300 € d’aujourd’hui.

Le projecteur est d’une fabrication de grande simplicité, la structure principale et le socle de base sont en alliage d’aluminium moulé. Le carter de forme cubique, renfermant le mécanisme de fonctionnement et supportant l’objectif, est en tôle d’acier laquée noire.

Dans son fonctionnement il est muni d’un lourd obturateur à 3 pales en matière dite « Zamac » acronyme de l’alliage (Zinc/Aluminium/MAgnésium/Cuivre) assurant une certaine inertie d’entrainement et palliant aux scintillements de l’image, ce matériau possède un énorme inconvénient, sa déformation sous l’effet de la chaleur (malheur à celui qui laisse la lampe allumée, hors projection). La lampe de projection est de 6 watts/12 volts alimentée par un rhéostat (en courant alternatif de 110 volts) situé dans la base du projecteur. Un carter récepteur de 10 cm de diamètre récupère le film qui s’enroule de lui–même.

Le film est placé en partie haute, dans un carter métallique qui protège le film et le rend facilement transportable, pas de risque non plus de se tromper de sens. En fin de projection, le film reste attaché dans son carter et il suffit alors de le rembobiner.

Caractéristiques du modèle A de 1922 

C’est le plus rudimentaire des « Pathé Baby ». Il n’accepte que les carters de 9 mètres (5cm de diamètre), la manivelle en métal est sphérique (elle sera plate à partir du modèle D). A l’avant de l’appareil, sous l’objectif figure la décalcomanie Pathé Baby qui sera remplacée plus tard par une plaque en relief et en cuivre.

Les modèles suivants 

Vont suivre ensuite des projecteurs qui acceptent les carters de 20 mètres (7cm de diamètre), des manivelles plates en métal puis en matière synthétique, un entrainement par double griffe.

De nombreux accessoires apparaissent également: objectif permettant d’avoir une image plus large (pas très judicieux, vu la faiblesse de la lampe).

Des tapis de projection pour protéger les meubles, en effet, le rhéostat chauffe énormément pour transformer le 110 v en 12 volts nécessaire à l’alimentation de la lampe.

Parmi de nombreux accessoires, des écrans de voyage, colleuses en bois, nécessaire d’entretien, visionneuse rembobineuse, filtres colorés…

4-pb-1925Les différents modèles, le A 1922, le C 1924, le D 1925, le E 1926, le G 1929, le G2 1930 en série : double griffe, carters de 20 mètres ou bobines de 100m, objectif de 26mm avec mise au point par vis micrométrique, verrouillage du couloir par loquet à pression.

Les différentes évolutions, carters de 20 mètres (1924), motorisation (1924), Le Baby Color (disque qui se fixe à l’avant et permet de teinter la projection en 5 couleurs), cône d’agrandissement de l’image (1925), dispositif dit « Super Baby» pour l’adaptation de bobines de 100 mètres avec rembobinage motorisé (1926), bobines de 120 mètres (1928), rembobinage automatique (1929), il est fourni parfois avec un coffret faisant écran.

5-pb-1928

La motorisation électrique est des plus simple, une plate forme supplémentaire à l’avant supporte le moteur. La manivelle est remplacée par une poulie sur laquelle s’installe une courroie.

Le dernier modèle G2 de 1929 est une véritable usine à gaz avec ses bras pour 120 mètres, le moteur et ses nombreuses courroies.

Le6-pb-kid Pathé Baby sera abandonné en 1929 mais on continuera à le voir dans les catalogues jusqu’en 1932, il a été produit en 250 000 exemplaires tous modèles confondus.

Il sera remplacé par le Pathé KID (1929), modèle plus petit, plutôt destiné aux enfants avec un mécanisme simplifié au maximum, ensuite viendront, le Super Kid avec moteur et bras pour 100 mètres de film (1931) et le Pathé LUX en 1931.

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20 novembre 2018

Le Vest-Pocket Kodak (1912-1926)

Kodak-VP_appareil Commercialisé dès avril 1912, simple à utiliser, utilisant des pellicules de 8 poses, au format 127 (4 x 6.5 cm) spécialement créé pour cet appareil, c’est surtout sa petite taille qui à fait le succès de ce petit folding notamment pendant la Grande Guerre.

On remarque la présence d’une petite béquille sur la plaque support de l’objectif. Elle sert à maintenir l’appareil à l’horizontal et réduit le risque du bougé, qui rend les photos floues.

Kodak-VP_02En janvier 1915, est apparue sur la partie dorsale supérieure de l’appareil, une petite fenêtre avec l’adjonction d’un volet qui s’ouvre grâce à une charnière, sur lequel est écrit «VEST POCKET AUTOGRAPHIC KODAK ».  Un petit stylet métallique est inséré au-dessus de cette fenêtre. En soulevant le volet, apparaît le négatif sur lequel on peut inscrire au moyen du stylet, des annotations, afin d’identifier les prises de vue.

On retiendra que le Vest-Pocket est souvent appelé « l’appareil du soldat » grâce à ce fameux cliché trouvé sur un poilu qui utilisa la fonction « Autographic », pour inscrire sur le négatif  la mention « Chemin des Dames Avril 1917 »

Kodak-VP_03Le Vest Pocket a l’avantage de fonctionner avec une pellicule plastique, moins fragile que les plaques de verre. Certains soldats transmettent les négatifs à l’arrière-front pour les faire développer via un camarade en permission. Cela permet, par la même occasion, de se dérober à la censure postale.

D’autres trouvent les moyens d’effectuer toutes les opérations sur place. Il faut pour cela disposer d’un petit équipement, entreposer et utiliser discrètement dans un cantonnement de l’arrière, une cave le plus souvent.

Kodak-VP_04

Le Vest Pocket était proposé avec différents objectifs et pouvait coûter jusqu'à 3 fois plus cher avec une optique de l'allemand Zeiss.

le modèèle présenté ici est monté avec un objectif siglé Photo-Plait, distributeur bien connu, mais on ignore le nom de l'opticien qui l'a fabriqué.

 

 

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22 décembre 2017

Dialux Lumière télé-couplé 1935, l'aventure inachevée…

Dialux-1Ce n'est pas une illusion, l'appareil qui vous est présenté ici est bien une pièce extrêmement rare, connue au travers de publications par quelques amateurs de beaux matériels. Si les folding télémétriques ne sont pas courants dans les catalogues des grandes marques, Lumière en fit pourtant l'annonce dans son catalogue général de 1935. Mais qu'en est-il de la commercialisation ? Et bien, cet appareil ne dépassa pas le stade de la présérie…

Si nous imaginons la déception d'une potentielle clientèle qui l'a certainement attendu avec impatience, il est difficile de décrire la joie d'un collectionneur averti qui en déniche un de nos jours !

Revenons au début des années 30, le choix est réduit car, après les Kodak N° 1 A Autographic Special RF et N° 3 A Autographic Special RF datant de 1914 et 1921, seul le Zeiss Ikon Super Ikonta de 1933 semble le concurrent le plus sérieux. Pourtant, cette même année, Lumière produit L'Elax, bel appareil de conception originale, mais qui ne fait qu'une apparition des plus timides sur le marché. Que s'est-il passé deux ans plus tard ? Les préséries du Dialux sont prometteuses, tout semble au point. Est-ce les coûts de production d'un appareil aussi sophistiqué, d'où un prix de vente qui aurait été trop élevé, qui conduirent Lumière a renoncer à sa commercialisation ? L'offre des folding télémétriques restera donc limitée encore longtemps.

Ce que l'on constate, immédiatement à la prise en main de cet appareil, c'est une fabrication particulièrement soignée avec un corps robuste en métal recouvert d'un cuir épais et un système de compas qui assure un parfait maintien de la platine avant. Une belle optique, un obturateur performant et un télémètre précis et confortable en font un bel outil qui aurait pu ravir des générations d'amateurs de moyen format.

Obturateur Deckel Dialux-2Compur « S » (avec retardateur) 1 s – 1/250 s + Poses B et T

Télémètre Lumière - Viseur clair du type Galilée juxtaposé au viseur télémétrique en mode paysage ou en mode portrait

Dialux-3

 

 

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24 janvier 2017

Graflex Century

Citer la  marque Graflex  c'est évoquer à coup sûr la chambre de presse Speed Graphic, au format 4x5 pouces, qui fut fabriquée pendant plus de 60 années. Qui n'a pas en tête ce reporter avec son chapeau mou qui change les ampoules de son flash en se brûlant les doigts, image devenue familière dans les films américains…

Graflex CenturyMais Graflex a aussi produit des chambres sans obturateur focal à rideaux comme les modèles Crown et Century produits à la toute fin des années 40. Si la Crown conserve le format 4x5 pouces, la Century est en 2¼ x 3¼ , environ 6 x 9 cm. Fabriqué en "Mahoganite" (plastique injecté), elle allie compacité et légèreté tout en conservant de nombreux atouts comme le décentrement vertical ou la bascule avant, sans oublier son soufflet à grand débattement qui permet des prises rapprochées. La visée se fait soit sur le dépoli arrière, le viseur de Galilée ou encore avec le viseur à cadre repliable. En option, un télémètre Kalart trouve sa place latéralement ; une fourchette métallique montée sur ressort, assure le couplage lors du déplacement de la platine avant. Graflex Grafmatic

Le dos de type "Graflok" intègre le verre dépoli pour la mise au point et permet l’insertion au choix de châssis doubles ou un chargeur Grafmatic recevant 6 plan-film. Ce dos amovible laisse aussi place à des chargeurs de films au format 120 délivrant des images au format 6x9 ou 6x7cm. Changer de support ou de type de film selon les besoins s'avère facile.

Graflex Century - Dos Grafloc avec dépoli

Voilà donc un boîtier extrêmement intéressant qui offrira de superbes images dès lors qu'il sera associé à un bloc obturateur/objectif performant. Le modèle, présenté ici, dispose d'un Synchro Compur fonctionnant de la seconde au 1/500ème couplé à un objectif Carl Zeiss (formule Tessar) de 105mm de focale qui délivre de superbes images.

Si la mise en œuvre s'avère un peu moins aisée qu'un reflex mono-objectif et que l'encombrement est supérieur à un folding classique, c'est malgré tout une solution pour se faire plaisir lorsque l'on apprécie le moyen format.

Produit entre 1949 et 1970, ce bel appareil reste assez rare, notamment la version avec soufflet rouge.

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22 mai 2014

Appareils photos en aluminium

 

Pourquoi des boîtiers en aluminium ?

Pontiac, Cornu, Gallus, des marques d’appareils photographiques que les iconomécanophiles que nous sommes connaissent bien. Mais quel est le lien entre-elles ?

Il suffit de vérifier l’année de fabrication de certains modèles pour se rendre compte quAppareils aluminium’ils ont été fabriqués durant la seconde guerre mondiale, ou juste après. Si le bois gainé était utilisé pour les modèles type Box , les appareils de format plus petit furent depuis des années réalisés en tôle d’acier. Seulement, voilà, la pénurie arriva vite. L’acier était réservé pour la fabrication des bombes, armes et autres engins de guerre. Il fallait donc trouver un autre matériau....

Pourquoi pas en aluminium ? Pas de rouille, de densité plus faible que celle de l’acier et facile à mouler. Dès lors, de nouveaux modèles apparurent. En fait, ils n'étaient pas aussi légers qu'on pourrait le croire. Cela est du au fait que l'épaisseur du corps était plus épais que faits en aciers et donc ils pesaient finalement presqu'autant que s'ils étaient fait de ce métal.

Ces modèles sont encore aujourd’hui le plus souvent en bon état et de fait très recherchés par les collectionneurs que nous sommes. Bonne chance à vous qui les cherchez.

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